Un poulet rôti, ça paraît imbattable de simplicité, et c'est pour ça qu'on le rate. On enfourne une volaille telle quelle, on la sort une heure plus tard, et la peau est molle, la chair sèche, le blanc filandreux. Pourtant il suffit de quelques gestes pour transformer ce plat de routine en un de ces poulets dont on se souvient.
Préparer la volaille, c'est déjà la réussir
Sortez le poulet du froid une heure avant, et séchez-le soigneusement, peau comprise : une peau humide ne croustille jamais. Salez généreusement, dedans et dehors, idéalement la veille — le sel a le temps d'assaisonner en profondeur et d'assécher la peau, qui dorera mieux. Glissez du beurre sous la peau du blanc, mêlé d'ail et d'herbes, pour protéger la partie qui sèche le plus vite.
Dans la cavité, un demi-citron, une tête d'ail coupée en deux, quelques branches de thym : ça parfume la chair de l'intérieur pendant la cuisson. Et surtout, ficelez les cuisses : une volaille bien ficelée cuit plus régulièrement et garde une jolie forme. Posez-la sur un lit d'oignons et de carottes, qui caraméliseront dans le jus.
La cuisson et le repos
- Démarrez à four chaud, 220 °C, dix minutes pour saisir la peau, puis baissez à 180 °C pour le reste.
- Arrosez deux ou trois fois avec le jus du plat : c'est lui qui dore et nourrit la peau.
- Comptez environ une heure pour un poulet d'un kilo et demi, et vérifiez en piquant la cuisse : le jus doit couler clair, pas rosé.
Laissez reposer le poulet quinze minutes hors du four avant de le découper, couvert sans serrer. Pendant ce temps, déglacez le plat avec un peu d'eau ou de vin blanc, grattez les sucs, et vous avez un jus de rôti maison. Servez avec des pommes de terre rôties dans la graisse de cuisson. C'est le dimanche dans une assiette.